La musique, une véritable arme marketing

La musique fait partie intégrante de ces rares forces incroyables dotées du pouvoir de susciter l’émotion, l’appel d’un souvenir, la création d’une envie, et cela juste en quelques secondes. Juste quelques notes suffisent pour faire surgir de notre mémoire des images fortes telles que nos héros ou amours de jeunesse, qui reprennent vie sous nos yeux le temps de quelques instants.

Ce pouvoir d’évocation et de création singulièrement puissant n’est donc pas resté longtemps à l’abri des regards des marques. Ces dernières l’ont ainsi récupéré et adopté au sein de leurs multiples stratégies commerciales depuis un nombre d’années que l’on ne compte plus. Ainsi, à côté de l’habituel logo traditionnel, il est de plus en plus fréquent de noter l’apparition de signatures sonores tout aussi développées, afin d’ancrer davantage une identité de marque au sein du fouillis et brouhaha publicitaire omniprésent dans notre environnement.

Face à ce phénomène, on constate aussi le développement d’entités propres ayant pour but de professionnaliser l’utilisation de ce vecteur d’émotions au sein du vaste champ d’action qu’est le marketing. On fait notamment référence aux structures telles que les agences expertes en “design sonore”. On citera juste pour exemple la combinaison unique et singulière de quatre notes qui composent désormais l’identité de marque de la SNCF. On voit tous très certainement desquelles il s’agit, du moins on entend.

Une musique à disposition des marques

Si un univers sonore peut façonner une identité de marque, au même titre que les composantes traditionnelles telle que la charte graphique, cela peut également dévoiler de nouveaux champs d’actions opérationnels pour la stratégie marketing globale. Par exemple, on peut isoler des événements comme les festivals musicaux qui peuvent transmettre la charge émotionnelle acquise par l’évènement, aux différentes marques partenaires. Outre l’aspect “expérientiel” de ce genre d’événement, on peut aussi compter sur la notoriété et l’image des artistes présents qui serviront indirectement les marques partenaires.

Une relation marque-artiste de plus en plus avantageuse

Grâce à cette capacité à fédérer et rassembler, bien au-delà de ce que le sport peut faire, de plus en plus de marques investissent dans ce nouveau territoire d’expression. En parallèle, la crise de l’industrie du disque a fait que ces investissements des marques sont désormais perçus plus comme une source de revenus alternative que comme de simples cachets de partenariat. Face à cette prise de conscience, les marques sont ainsi de mieux en mieux accueillies.

D’ailleurs, au-delà de l’aspect purement financier, l’artiste obtient lui aussi un moyen de développer sa visibilité, voire même de profiter de la structure de la société partenaire pour lancer sa carrière. On peut notamment citer l’artiste Yuksek qui s’est servi du tremplin crée par sa collaboration avec Evian pour se faire connaître et ainsi développer de nouvelles collaborations avec des marques.

Cependant, il faut aussi noter diverses situations où la relation marque-artiste ne sera pas performante. Le genre de situation où on se rend compte que l’univers musical en question est tellement puissant et universel que la marque ne sera jamais assimilée dans l’écoute. Dans ces cas, on peut dire que la musique supplante la marque. Pour donner un exemple, on peut évoquer des sons ultras populaires, tel que des riffs de Jimi Hendrix. Une marque aura beau associer cet univers à son identité, la cible restera bloquée mentalement sur le fait que ce type de son restera toujours associé à l’image de Jimi Hendrix.

Ainsi, pour continuer à approfondir le sujet avec pertinence, nous nous positionnons pour livrer du contenu régulier sur les différentes pratiques sur ce créneau, associées à un détail des tendances, ainsi que de multiples exemples de “DO or DO NOT”.